mardi 19 janvier 2010

DE RETOUR À NIAMEY

Le temps passe tellement vite, déjà un mois sans donner de nouvelles. Comme prévu, j'ai retrouver mon amoureux à Casa. Quelles belles retrouvailles, c'était pas mal émouvant

Notre séjour au Maroc a été un moment de retrouvailles, de détente et de ddécouverte.. Nous avions, par contre, sous estimé les distances alors nous avons dû faire des choix dans le choix de nos destinations. Voici un bref résumé de notr périple.
Le plan de départ c'était destination Essaouira, mais le temps était tellement maussade accompagné d'un vent à écorner les boeufs comme on dit chez nous, et que notre petite Fiat semblait ne pas tenir le coup. Nous avons donc opté pour un arrêt à la ville d'Oualidia. Ce choix n'est pas par hasard. Cette ville est réputée pour ses huîtres alors pourquoi s'en priver. Le lendemain, le vent torrentiel (je vous l'assure) persiste, mais le soleil fait son apparition. Direction Essaouira anciennement appelé Mogador. Petite ville portuaire sur la côte atlantique, réputée pour sa médina (désigne la partie ancienne de la ville), son port et ses ruelles. Notre arrivée par la ville moderne ne laisse aucunement présager le décor et l'atmosphère qui nous attendait. On comprend rapidement que cette médina fasse partie de la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Des ruelles de toute part agrémenté de commerces de toutes sortes. La quantité et la variété de stocks à vendre est impressionante. Et la règle, il faut savoir marchander. C'est un plaisir pour les marocains. Nous avons logé dans un riad tout à fait charmant à l'image de leurs hôtes Bouchra et François. Elle est marocaine de Marrakech et lui français d'Aix en Provence. Les Riads sont en fait très populaire au Maroc. Ces maisons sont entièrement fermées sur l'extérieur et s'organisent autour du patio central. Menacés par la ruine du fait du départ des populations aisées vers les nouveaux quartiers modernes, ces riads bénéficient depuis les années 1990 d'un regain d'intérêt dû à la volonté d'une sauvegarde du patrimoine et à un développement touristique. C'est pourquoi nombre d'entre eux ont été reconvertis en maisons d'hôtes ou en restaurants. Derrière ces portes, on découvre des endroits fabuleux. Voici quelques photos d'Essaouira, cet havre de paix:





Nous sommes allées également à Marakech, ville allucinante et déstabilisante. Sa médina est la plus vaste du Maroc et la plus peuplée d'Afrique du Nord. La ville est un haut-lieu touristique, plus de deux millions de touristes chaque année. Les souks d'Essaouira ne sont rien à comparer à ceux Marakech. C'est un labyrinthe d'une ampleur incroyable, on peut s'y perdre très facilement. On avait vraiment l'impression de se retrouver dans un des films d'Indiana Jones. Il a également la place Jemaa-El-Fna, le lieu de rassemblement de spectacles animés par les charmeurs de serpents, les dresseurs de singes, les conteurs, les musiciens et d’autres artistes populaires. Le jour on retrouve un nombre impressionnant de kiosques à jus d'orange frais (un délice pour les papilles) et de fruits secs et noix de toutes sortes. Et au coucher du soleil, cette place se transforme complètement en lieu de bouffe extérieur. C'est magique.




Un autre lieu incontournable, c'est le Jardin Majorelle. En 1937 l'artiste crée un bleu outremer à la fois intense et clair : le bleu Majorelle, dont il peint les murs de sa villa, puis tout le jardin pour en faire un tableau vivant qu'il ouvre au public en 1947.
En 1980, Yves Saint-Laurent et son partenaire Pierre Bergé fondent « l'Association pour la Sauvegarde et le Rayonnement du Jardin Majorelle », rachètent la villa atelier et le jardin qu'ils font restaurer et développer dans l'esprit de l'auteur (Jacques Majorelle) des lieux en faisant passer le nombre d'espèces du jardin de 135 à plus de 300.



Et pour terminer nous sommes allés dans les montagnes, la vallée de l'Ourika. Située à 30 km de Marrakech, cette vallée est essentiellement peuplée de berbères. Cete visite nous permet de combiner la découverte d'une nature spectaculaire et d'un mode de vie montagnard traditionnel. On logeait dans un auberge à flanc de montagne et notre villa nous faisait penser à la maison des Flinstones. Je suis malheureusement tomber malade alors la randonnée tant espéré de Richard a pris le bord.




Retout à Niamey le 6 janvier. Je suis pas mal amochée. Retour à la clinique, les tests, les antibiotiques et tout le tralala... J'ai mis plus de temps que la première fois à m'en remettre. Mon chum était là et il prenait soin de moi.
Ce fût un choc Niamey pour lui. Et j'avoue que moi-même, cette pauvreté me frappait encore plus. Comment vont-ils s'en sortir? Par moment c'est décourageant. Il va falloir un énorme changement voir une nette amélioration. Je leur souhaite la meilleure des chances pour les années à venir. Des ONG comme ADD sont essentiels, mais l'État a un énorme rôle à jouer.
Mon amoureux est reparti le 14 janvier. J'ai repris mon travail avec ADD et cette semaine je donne mes deux dernières formations. Suivra la rédaction du plan de communication. Il ne me reste que deux semaines sur cette terre d'accueil. J'ai vécu une expérience extraordinaire et j'ai rencontré des gens exceptionnelles. Un moment de vie inoubliable.
C'est un réel départ pour une nouvelle carriêre. J'ai découvert ma capacité et mon habilité à travailler avec d'autres cultures. J'ai même été étonnée par ma facilité d'adaptation et mon habilité en tant que formatrice/facilitatrice. Le partage de connaissances est d'une richesse inégalée. Le prochain départ ne se fera pas sans mon chum alors je vais chercher un emploi dans une ONG à Montréal, le temps qu'il se fasse connaître à l'étranger et qu'il établisse les bons contacts pour offrir ses services dans son champs d'expertise. On se donne deux ans pour concrétiser notre projet. Une chose est certaine, on va mettre toute l'énergie nécessaire pour que cela se concrétise.
À bientôt








lundi 21 décembre 2009

JOYEUSES FÊTES À TOUS

Et bien là c'est vrai, le temps des fêtes est à nos portes. J'espère que vous aurez tous des journées de repos pour bien vous amuser en famille, entre amis ou pour aller jouer dehors.

Je tenais à vous souhaitez à tous ainsi qu'à vos proches de très Joyeuses Fêtes et une très belle année 2010. De la santé, du bonheur et la réalisation des projets que vous chérissez.

Je quitte cette nuit pour le Maroc et je serai de retour à Niamey le 6 janvier. Je ne peux pas vous promettre que j'ajouterai des messages pendant cette période, mais soyez assuré qu'à mon retour je partagerai les beaux moments que nous aurons vécu dans ce pays du Maghreb.

Prenez soin de vous et à très bientôt.

jeudi 17 décembre 2009

mercredi 16 décembre 2009

DES PHOTOS






Comme vous le savez déjà, je n'ai plus de caméra, mais j'ai un ami américain qui a bien voulu me transférer les photos qu'il a prises. J'en aurai peut-être d'autres bientôt. Je peux donc partager avec vous des images de mon quotidien à Niamey.
Je ne vous ai pas oublié, mais la majorité de mon temps a été mis sur la rédaction finale de mon travail de stage pour mon certificat. Le livrable étant vendredi, il ne reste que quelques heures et j'aurai terminé. Quelques heures parce que vendredi c'est la Fête de l'Indépendance ici et tout est fermé donc je dois envoyer le tout demain.
C'est assez ranquille au boulot puisque mes trois dernières formations auront finalement lieu les 8,9 et 14 janvier. En ce moment, je rédige la première partie du plan de communication à partir du contenu qui est ressorti lors des trois premières formations.
Également, j'ai vu poste fort intéressant à Montréal au CISO (Centre international de la solidarité ouvrière), j'ai mis plusieurs heures à rédiger ma lettre de motivation. Vous devez sûrement vous demander, "ton projet n'était pas de travailler à l'étranger?". Oui, tout à fait, mais puisque je ne veux pas repartir sans mon chum et bien on se donne un maximum de deux ans pour qu'il fasse ces propres démarches et qu'il trouve des opportunités dans son domaine. Il est probablement plus difficile à placer que moi.
Chez nous au Québec c'est la neige et le froid et le temps des Fêtes qui arrivent à grans pas. Pour ceux qui n'aiment pas l'hiver soyez courageux, ça prend toujours fin et pour ceux qui aiment l'hiver et bien profitez en bien et allez jouer dehors.
Je vous reviens pour les voeux officiels. Il est encore un peu tôt.

lundi 7 décembre 2009

PETIT TRAIN-TRAIN QUOTIDIEN

Et oui! Ici aussi le quotidien s’installe. C’est le boulot la semaine, les courses et le repos le week-end. La température est à son meilleure. On peut maintenant s’installer au soleil sans cuire. Les journées à la piscine sont très agréables.
Dans moins de vingt jours c’est Noël. La folie des fêtes bat sûrement son plein chez nous. Vous devez tous commencer à penser à vos préparatifs. Je vais être honnête avec vous, je ne vous envie pas. Probablement, parce que je suis ici depuis bientôt deux mois, mais je n’ai pas du tout l’esprit aux fêtes. Par contre, j’ai bien hâte à cette période pour une raison bien différente. Je vais retrouver mon amoureux le 23 décembre. Nous seront ensembles pour 22 jours. Je me suis déjà mise à compter les dodos.
On a de supers beaux plans. On se retrouve le 23 au matin à Casablanca (je trouve ça tout à fait romantique, ça me fait penser au film) et on passe 10 jours à se promener au Maroc. Notre pied à terre sera à Essaouira, une petite ville côtière sur le bord de la mer. On revient à Niamey le 6 janvier et Richard repart le 14 janvier. Et moins de trois semaines après je retourne à la maison. Le temps passe très vite même si parfois j’ai trouvé le temps long plusieurs soirs. Les choses sont différentes maintenant, j’ai fait des rencontres alors je bouge un peu plus. La cadence me convient très bien. Cela dit, c’est sûr que je veux repartir et pour des mandats à long terme, mais jamais sans mon chum. De toute façon, le projet de s’expatrier et de coopérer avec les pays dans le besoins c’est un projet commun.

lundi 30 novembre 2009

LA TABASKI, VOUS CONNAISSEZ?

Et bien moi avant que Bruno, mon collègue d’université, m’en parle et me montre des photos ça me disait absolument rien. Pour ceux que ça intéresse j’ai trouvé un texte qui explique bien l’origine de cette fête aussi appelé « Fête du sacrifice » ou « Fête du mouton ». Ne vous inquiétez pas, avant de vous le soumettre, j’ai vérifié auprès des nigériens l’exactitude de ce qui était écrit.
« Cette fête commémore la soumission d'Ibrahim à Dieu, symbolisée par l'épisode où il acceptait d'immoler son fils Ismaël sur l'ordre d'Allah, celui-ci envoyant au dernier moment un mouton par l'entremise de l'archange Gabriel pour remplacer l'enfant comme offrande sacrificielle. En souvenir de cette soumission totale d'Ibrahim à Dieu, les familles musulmanes sacrifient un mouton ou un bélier, mais parfois d'autres animaux comme des vaches ou des chèvres, en l'égorgeant, couché sur le flanc gauche et la tête tournée vers La Mecque, après la prière et le sermon de l'aïd. »
Maintenant dans la réalité, voici comment ça se passe. La journée qui précède la fête, il y une agitation palpable dans toute la ville. Il y a plus de congestion dans les rues surtout près des marchés. Partout, on vend du bois pour le feu ou les grands bâtons de bois pour enfourcher le mouton. On sent vraiment de l’électricité dans l’air. Tout le monde est joyeux. Ça s’en vraiment la fête.
Le jour même après la messe du matin, on se met à la tâche. Ce que je ne sais pas c’est à quel moment qu’on égorge le mouton. Cela dit, après la messe, on retire la peau, on le vide et on l’enfourche sur deux longs bâtons placés en x pour le cuire tranquillement toute la journée. On m’a dit que les moutons sont partagés de la façon suivante : une moitié pour la famille et l’autre moitié est offerte à ceux qui n’ont pas pu s’acheter un mouton. Il faut savoir qu’un mouton s’est pas donné et plusieurs s’endettent et un bon nombre d’entre eux en on vraiment pas les moyens.
Vous imaginez que ça fait pas mal de nourriture d’un seul coup. Ils arrivent à le conserver en le découpant en morceaux et en le mettant dans l’huile.
De voir ces moutons, partout dans la ville, enfourchés à cuire sur la braise c’est assez impressionnant pour nous occidentaux. Il y a un taximan qui m’a demandé si on avait des musulmans au Canada. Il ne comprenait pas qu’ils ne fêtaient pas la Tabaski de cette façon. J’imaginais la scène chez nous, ça m’a bien fait sourire.
Le lendemain, en tout cas dans mon quartier, c’est comme si rien ne c’était passé. Le calme était revenu.

dimanche 22 novembre 2009

AU COEUR DE L'ACTION

Pour ce qui est de la santé, tout est revenu dans l’ordre. Je suis en pleine forme. La chaleur et bien, le temps froid fait bel et bien son apparition. Le matin autour de 20 degrés et le jour ça peut atteindre 32 à 34 degrés. Un temps sec très agréable. Un inconvénient, la douche du matin. Ça prend un certain courage avant de s’y lancer. On a un chauffe-eau, mais il n’est pas fonctionnel. On court après notre proprio pour voir si on peut s’en servir.
Cette semaine, j’ai entamé le cœur de mon mandat. Au total, j’ai planifié réaliser six formations avec mes collègues d’ADD. Un petit rappel, mon travail consiste à du renforcement de capacités pour l’élaboration de leur plan de communication et du plan d’action qui en découle. Au total, huit personnes participent aux formations. Nous avons complété trois des six formations. Honnêtement, je ne m’attendais pas à autant d’efficacité de leur part. HA! Les préjugés ce que ça peut faire. Ils sont à l’heure (bon à 15 minutes près), ils démontrent beaucoup d’intérêt et ils participent activement aux exercices que je leur propose. En plus, l’ensemble de notre démarche se fait dans une atmosphère conviviale avec un bon sens de l’humour. Un fait intéressant, ils arrivent difficilement à déterminer les forces et faiblesse de leurs concurrents. Ce n’est vraiment pas dans leur nature de se comparer. On devra revenir sur ce point, c’est crucial pour approcher les partenaires financiers et techniques.
Je me permets de commenter quelque peu la performance de la formatrice. Je me découvre de nouveaux talents. Je suis très à l’aise et je semble avoir une facilité à vulgariser la matière que je dois partager. En trois formations, nous avons accompli une somme de travail impressionnant.
J’ai pensé que je ne vous avais pas vraiment parlé de la bonne bouffe qu’on se prépare. Pour vous donner un aperçu de nos menus : poulet au gingembre, sauce à spaghetti, hamburger accompagné de frites maison, ragoût de bœuf, pâte arrabiata, poisson grillé. C’est sûr que le riz revient souvent comme accompagnement, mais on arrive à bien se nourrir. Ce matin, on s’est préparé de bonnes crêpes. J’ai reçu le sirop d’érable que je m’étais envoyé. Un pur délice.